Witloof (chicons) en Belgique : bien choisir, préparer et comparer les prix
Barquette de 500 g ou petit pack premium de 175 g : le prix au kilo change du simple au triple. Voici comment choisir et préparer le witloof.
Witloof, chicon, endive : de quoi parle-t-on ?

Le witloof, appelé chicon en Belgique francophone et endive en France, est un légume bien de chez nous. Il est cultivé en deux temps : la racine pousse d'abord au champ, puis elle est mise à l'obscurité pour produire la pousse blanche et serrée qu'on trouve en rayon. C'est cette absence de lumière qui lui donne sa couleur claire et sa texture croquante. On trouve aussi des variétés à feuilles rouges, plus décoratives, au goût un peu plus doux. Cette comparaison ne concerne que le légume frais : les plats préparés comme les chicons braisés ou gratinés, les salades composées et les autres chicorées (frisée, scarole) en sont volontairement exclus.
Pourquoi les prix sont difficiles à comparer
Le witloof se vend en barquette de 500 g ou 800 g, en sachet de 3 ou 5 pièces, en petite barquette premium de 175 g ou en version bio. Le prix affiché à l'unité de vente ne dit presque rien : lors de notre dernière mise à jour, une barquette de 500 g revenait autour de 5 € le kilo chez Colruyt, un conditionnement de 800 g chez Carrefour autour de 4 € le kilo, tandis que les petites barquettes de 175 g dépassaient 14 € le kilo. C'est le prix au kilo qui permet de comparer, et il faut le vérifier quand le poids n'est pas indiqué, comme pour les sachets vendus à la pièce. Pour Delhaize et Albert Heijn, nous n'avons pas encore de relevé fiable de witloof : nous préférons ne rien afficher plutôt qu'un prix douteux.
Ce qu'il faut savoir côté nutrition

Le witloof est un légume très léger : environ 17 kcal pour 100 g, avec surtout de l'eau. Il apporte des fibres, dont de l'inuline, ainsi que du potassium, de la vitamine K et des folates. Cru, il se mange en salade ou en bâtonnets avec une trempette, comme sur la photo, où ses feuilles servent de petite « barque » pour des garnitures. Cuit, il devient plus doux et fond sous la dent. Ces valeurs varient selon la variété et la méthode de cuisson ; elles sont données à titre indicatif.
Les précautions à connaître
Le witloof fait partie de la famille des Astéracées : les personnes allergiques à certaines plantes de cette famille (armoise, ambroisie, laitue) peuvent réagir et doivent demander conseil à un médecin. L'inuline peut provoquer des ballonnements chez les personnes au côlon sensible ; mieux vaut commencer par de petites portions. La vitamine K intéresse aussi les personnes sous anticoagulants : une consommation régulière et stable est préférable, à discuter avec le médecin traitant.
Comment bien choisir et préparer
Choisissez des têtes fermes, bien blanches, aux pointes jaune pâle ; des feuilles verdies ou ouvertes indiquent un légume exposé à la lumière, donc plus amer. Conservez-les au frais et à l'abri de la lumière, dans leur emballage ou un papier. Avant de cuisiner, coupez la base et retirez le petit cône dur du cœur à la pointe du couteau : c'est lui qui concentre l'amertume. Pour le classique belge, le gratin de chicons au jambon, prévoyez environ une tête par personne ; pour une salade crue, une demi-tête suffit. L'achat au kilo en barquette de 500 g ou 800 g est en général le plus avantageux.
Erreurs courantes à éviter

Comparer le prix d'une barquette premium de 175 g avec celui d'une barquette de 500 g sans regarder le prix au kilo. Laisser le witloof à la lumière, ce qui le rend vert et amer. Oublier d'enlever le cœur avant de cuire. Le faire bouillir trop longtemps dans trop d'eau, sans l'égoutter à fond : le gratin devient alors aqueux. Acheter des têtes déjà molles ou brunies à la base. Confondre le witloof avec la chicorée frisée ou la scarole, dont le goût et les usages sont différents.
Dernière mise à jour des prix et informations : à consulter directement sur SavorScan pour les données les plus récentes. Ces repères généraux s'appuient sur des connaissances culinaires et de santé publique largement partagées, et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé pour des questions nutritionnelles personnelles.